La pension alimentaire
La pension alimentaire
est une somme d’argent versée périodiquement afin de permettre
à une personne de subvenir aux besoins alimentaires de la vie courante.
Dans le cadre d'un divorce, la pension alimentaire est versée :
- pour l'entretien des enfants mineurs ;
et/ou
- pour le conjoint lui-même uniquement pendant la procédure
de divorce, et au-delà de la procédure, en cas de divorce pour
rupture de la vie commune.
Comment se détermine son montant ?
Il n'existe pas de barème officiel pour fixer le montant d'une pension alimentaire.
Le Code Civil préconise simplement de tenir compte de la situation des parties.
Pour fixer ce montant, le juge tiendra compte des revenus et charges mensuelles de chacune des parties pour déterminer le montant le plus adéquat.
Comment évolue une pension alimentaire ?
La pension alimentaire
est généralement indexée sur l'indice national des prix
à la consommation établi par l'INSEE (Institut national des statistiques).
Pour tous renseignements concernant les indices, s'adresser à l'INSEE
( Minitel :3615 INSEE ou directement sur le site à l’adresse suivante :
http://www.insee.fr/fr/home/home_page.asp
).
Elle peut être révisée à tout moment si l'on constate un changement de situation chez l'un des ex-conjoints ou une évolution des besoins de l'enfant.
En cas de remariage ou concubinage du bénéficiaire :
Pension alimentaire et impôts
Au niveau fiscal, toute pension alimentaire demeure imposable pour la personne qui la reçoit et déductible des revenus imposables pour la personne qui la verse.
Comment obtenir le paiement d'une pension alimentaire ?
Il existe différents moyens pour obliger l'ex-conjoint à payer une pension alimentaire :
La saisie
Il existe plusieurs formes de saisie :
Où s'adresser ?
Avantages
:
Bénéficier du paiement de tous les arriérés de pension
jusqu'à 5 ans.
Le paiement direct
La banque ou l'employeur de l'ex-conjoint paie directement la pension.
Conditions à remplir : Il faut qu'une échéance
au moins n'ait pas été payée à la date fixée.
A qui s'adresser ? A un huissier de justice.
Quels sont les frais ? Gratuit.
Avantage : Cela permet de toucher les sommes dues pour les 6 mois précédant
la demande.
Inconvénient : Cette méthode n'est efficace que si l'on
connait l'adresse du débiteur et qu'il a des revenus stables.
Le recouvrement public
La pension est réclamée par le comptable du Trésor comme
un impôt.
Conditions à remplir : Avoir déjà essayé
en vain un des moyens précédents.
A qui s'adresser ? Au Procureur de la République du tribunal
de grande instance du domicile du créancier.
Avantage : C'est la méthode la plus efficace pour obtenir le
paiement des 6 derniers termes dûs et des termes à venir et c'est
gratuit.
Inconvénient : Il faut déjà avoir essayé
une des méthodes précédentes.
Que faut-il faire ? Envoyer une lettre recommandée avec avis
de réception et y joindre :
Aide des allocations familiales
Les Caisses d'allocations familiales disposent d'un service d'aide aux parents
pour le recouvrement des pensions alimentaires impayées depuis plus de
2 mois.
Les parents isolés peuvent percevoir l'allocation de soutien familial
à titre d'avance sur la pension impayée. Le versement de cette
allocation déclenche automatiquement la mise en oeuvre du service de
recouvrement.
En cas de paiement partiel, il est versé une allocation différentielle
complétant la somme réellement due.
Les parents non isolés n'ont pas droit à l'allocation de soutien
familial mais peuvent bénéficier de l'aide du service de recouvrement
pour les pensions alimentaires non payées (dans une limite de 2 ans)
en faveur des enfants mineurs. Il faut pour cela avoir déjà engagé
personnellement des actions pour se faire payer la pension et que ces actions
n'aient pas abouti.
Les Caisses d'allocations familiales peuvent aussi se charger du recouvrement
de la pension alimentaire du conjoint, de l'ex-conjoint et des autres enfants
du débiteur, y compris les sommes dues au titre de prestation compensatoire
ou d'une action à fin de subsides.
ATTENTION :
L'article 314-7 du code pénal punit d'un emprisonnement de 3
ans et d'une amende de 45000 euros les personnes qui auraient organisé
ou aggravé leur insolvabilité en vue de ne pas payer la pension
alimentaire qu'elles doivent.